Les Français ayant contracté un crédit immobilier auprès du Crédit Foncier au cours des six derniers mois sont plutôt jeunes (67%) et actifs (66% des CSP+ disposant de revenus supérieurs à 3 000 euros mensuels). La moitié d’entre eux (54%) est en primo-accession. Ils achètent pour les deux tiers d’entre eux une maison individuelle dans l’ancien.
Les crédits immobiliers sont réfléchis près de deux ans en moyenne avant l’achat
Leur concrétisation est liée principalement aux parcours de vie des personnes interrogées et à des choix personnels plus qu’à un contexte qui s’est imposé à elles et ce en particulier pour les primo-accédants : 55% d’entre eux expliquent leur décision par le fait que ce soit le « bon moment dans leur vie » contre 48% de l’ensemble des contractants.
90% des contractants ont eu envie de pouvoir aménager leur logement, 83% ne voulaient plus dépenser l’argent en location, 81% souhaitaient transmettre un patrimoine à leur proche. Enfin 43% des primo-accédants citent les mesures incitatives dans le cadre du plan de relance comme ayant influencé leur décision.
Le contexte ne semble d’ailleurs pas s’être imposé aux acquéreurs, puisque 74% d’entre eux considèrent que la crise n’a pas eu d’incidence sur leur achat, 21% des primo-accédants ayant même le sentiment que la crise a accéléré leur décision.
Un effort important, qui crée de nouveaux arbitrages financiers pour les ménages
Pour autant, cet achat a nécessité souvent des efforts financiers importants (75%) : certains ont réduit leurs dépenses (45% de l’ensemble des contractants et 50% des primo-accédants) ou renoncé à utiliser un crédit à la consommation (22%). L’étude souligne cependant que ces réductions de dépenses ont d’abord touché des dépenses non contraintes de loisirs, de vêtements et vacances à 69%. En revanche, il est intéressant de noter que les forfaits Internet, téléphone, télévision, ont été peu réduits (36%). Quant aux achats les plus contraints comme l’alimentation ou la rentrée des enfants, ils arrivent en fin de liste des achats impactés.
Le mystère des 3% d’acheteurs insatisfaits
97% des français acquéreurs se montrent satisfaits de leur décision. En effet, à leurs yeux, l’achat d’un bien immobilier est le placement privilégié pour son argent (62%) loin devant l’assurance-vie (26%), le livret d’épargne (22%), le PEL (16%), le PEA (6%) ou tout autre produit d’épargne (7%).
L’opinion de François Blancard, Directeur Général du Crédit Foncier, sur cette étude « un projet immobilier se conçoit dans la durée et s’intègre dans un projet de vie. Au-delà des crises, l’immobilier reste perçu comme l’investissement le plus sûr et le plus à même d’apporter de la sérénité. De fait, il se positionne toujours comme le placement préféré des français, loin devant un compte épargne ou un contrat d’assurance-vie. En parallèle de ces fondamentaux, il convient de souligner l’importance des dispositifs d’aide dans la réalisation de l’acquisition. Une fois que les acquéreurs en ont compris la portée grâce à un conseil qualifié capable de leur en expliquer les mécanismes, ils y ont massivement recours. Il faut bien comprendre que, conjuguées à la baisse attendue des prix de l’immobilier et des taux, elles peuvent représenter 15 à 20% de capacité d’emprunt en plus »
Savoir n’est pas comprendre
Ce type de sondage est intéressant. Car comme tous les sondages sur un sujet rebattu il ne nous apprend rien de nouveau, étant par définition, censé reporter des opinions majoritairement exprimées.
C’est là ou un Journal Télévisé prend toute sa valeur informative. Avec un témoignage recueilli à vif dans la rue au hasard, on a parfois de vraies révélations. Surtout quand on parle d’argent et d’immobilier…